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Décembre 2018 : Turquie et AZERBAIJAN

dimanche 6 janvier 2019

TURQUIE

Turkey : Implement landmark European Court ruling and release Selahattin Demirtaş PEN International, 20/12/18

The Turkish authorities must abide by the European Court of Human Rights’ ruling and immediately release Selahattin Demirtaş, PEN International said today, as the opposition politician and writer remains jailed despite the Court ordering his release a month ago. Former co-chair of the pro-Kurdish Peoples’ Democratic Party (HDP), Selahattin Demirtaş was arrested on 4 November 2016 on dubious terrorism charges. He has been held in pre-trial detention since then, running for the June 2018 presidential elections from his prison cell. He faces up to 142 years in prison if convicted. On 20 November 2018, the European Court of Human Rights ruled that Turkey’s repeated extensions of Selahattin Demirtaş’ pre-trial detention pursued the purpose of ‘stifling pluralism and limiting freedom of political debate’. For the first time in Turkey’s history, the Court found Turkey in violation of Article 18 (limitation on use of restrictions on rights) of the European Convention of Human Rights, in conjunction with Article 5(3) of the Convention (right to be brought promptly before a judge) and called on the Turkish authorities to ‘take all necessary measures to put an end to [Selahattin Demirtaş’] pre-trial detention.’ ‘As a member state of the Council of Europe, Turkey must respect its international obligations and fully implement judgments of the European Court of Human Rights. The Turkish authorities must immediately release Selahattin Demirtaş from his illegal pre-trial detention,’ said Carles Torner, Executive Director of PEN International. Following the Court’s ruling, Selahattin Demirtaş’ lawyers filed for his release. Under Article 46 of the European Convention of Human Rights, Turkey must abide by judgments of the European Court of Human Rights. Yet on 13 December 2018, the Ankara 19th High Criminal Court ordered the continuous detention of Selahattin Demirtaş on the grounds that the judgment was not final as it had not been pronounced by the Grand Chamber. The trial is set to resume on 23-25 January 2019. In a separate case on 7 September 2018, Selahattin Demirtaş was sentenced to four years and eight months in prison for carrying out terrorist propaganda at a speech he gave in 2013. His sentence was upheld on appeal on 4 December 2018. PEN International is calling for his conviction to be quashed.

Additional information Selahattin Demirtaş has been held in pre-trial detention for over two years. He is accused of being a leading member of a terrorist organisation, of spreading terrorist propaganda, of praising crimes and criminals and of incitement of violence. The evidence against him consists largely of his political speeches and press statements and lacks any compelling evidence of criminal activity. Other HDP members of parliament face similar charges. It is the first time the European Court of Human Rights finds Turkey in violation of Article 18 of the European Convention of Human Rights. In doing so, the Court ruled that Selahattin Demirtaş’ continuous detention was politically motivated. It also found Turkey in violation of Article 5(3) (right to be brought promptly before a judge), Article 5 (4) (right to a speedy review of the lawfulness of detention) and Article 3 of Protocol No. 1 (right to free elections) of the European Convention of Human Rights. While in prison Selahattin Demirtaş wrote a collection of short stories entitled Seher (Dawn), which instantly became a best-seller and was translated into scores of languages. His new book is due to be published shortly. German PEN, PEN Mexico and PEN Català have elected Selahattin Demirtaş as an honorary member of their Centre.

Solidarity action Please send messages of solidarity to : Selahattin Demirtaş Edirne F Tipi CİK B1-38 EDİRNE TURKEY

Please consider electing Selahattin Demirtaş as an honorary member of your Centre. Details of how to campaign for honorary members may be found in PEN International’s Writers in Prison Committee Handbook, available [here].

For further details contact Aurélia Dondo at PEN International, Koops Mill, 162-164 Abbey Street, London, SE1 2AN, UK Tel : +44 (0) 20 7405 0338 Fax +44 (0) 20 7405 0339 e-mail : Aurelia.dondo@pen-international.org

TURQUIE Nedim Türfent

lundi 17 décembre 2018 - 9:33am Nedim Türfent « Peu importe le prix ou les conséquences, nous ne ferons jamais de compromis sur les créations magiques de l’écriture et de la parole écrite. Nous tenons à réitérer notre gratitude envers les membres de PEN, qui se sont tenus à nos côtés sur cette voie. » Nedim Türfent

Le 15 décembre a marqué le premier anniversaire de la condamnation de Nedim Türfent, rédacteur en chef et journaliste, à une peine de huit ans et neuf mois d’emprisonnement sous de fausses accusations de terrorisme, à l’issue d’un procès inique au cours duquel de nombreux témoins ont affirmé avoir été torturés pour témoigner contre lui. Avant son arrestation, Nedim Türfent couvrait les opérations militaires turques dans le sud-est de la Turquie. Il a passé près de deux ans en isolement dans des conditions de détention effroyables. Sa condamnation a été confirmée en appel le 19 juin 2018 et ses avocats ont saisi la Cour constitutionnelle. Déterminé à continuer à écrire, Nedim Türfent a commencé à composer de la poésie en détention. PEN International considère que Nedim Türfent a été emprisonné uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression et demande sa libération immédiate et sans condition.

Lancez un appel – à partager sur Twitter, Facebook et autres réseaux sociaux • Demandez aux autorités turques de remettre en liberté immédiatement et sans condition Nedim Türfent ; • Appelez les autorités turques à mettre fin aux poursuites et à la détention de journalistes sur la seule base du contenu de leurs écrits ou de leurs affiliations présumées, et à libérer immédiatement toutes les personnes emprisonnées pour avoir exercé leur droit à la liberté d’opinion et d’expression. Envoyez vos appels au : Ministre de la Justice Abdulhamit Gül, Ministère de la Justice, Adalet Bakanlığı, 06659 Ankara, Turquie Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques de la Turquie dans votre pays. Leurs coordonnées sont disponibles au lien suivant : https://embassy.goabroad.com/embass.... Nous vous encourageons en outre à vous adresser à votre ministère des Affaires étrangères et à vos représentants diplomatiques en Turquie, leur demandant de faire valoir le cas de Nedim Türfent lors d’échanges bilatéraux. Publicité Nous encourageons les membres de PEN à : • Publier des articles et opinions dans votre presse nationale ou locale soulignant le cas de Nedim Türfent ; • Partager des informations sur Nedim Türfent et vos activités de campagne dans les médias sociaux ; • Organiser des évènements publics, des lectures de poésie et des manifestations ; • Promouvoir les écrits de Nedim Türfent et traduire ses poèmes (voir extrait ci-dessous). Merci de nous tenir au courant de vos activités et de nous envoyer des informations sur vos actions. Solidarité En réponse à une lettre de solidarité envoyée plus tôt cette année par des groupes de défense de la liberté d’expression, y compris PEN International, Nedim Türfent a écrit : « J’envoie mon affection et mes salutations les plus sincères à toutes les organisations et à tous les individus qui se mobilisent pour moi et qui poursuivent leurs efforts. Tant que vous ferez preuve de cette précieuse solidarité, je garderai toujours de l’espoir dans mon cœur. » S’adressant à son avocat au début de ce mois, il a ajouté : « Peu importe le prix ou les conséquences, nous ne ferons jamais de compromis sur les créations magiques de l’écriture et de la parole écrite. Nous tenons à réitérer notre gratitude envers les membres de PEN, qui se sont tenus à nos côtés sur cette voie. Nous allons créer de belles choses tout en continuant d’être ensemble. Les efforts de PEN nous rendent heureux, nous remontent le moral. Nous vous en sommes reconnaissants. » Continuez d’envoyer des messages de solidarité en anglais, allemand, turc ou kurde à l’adresse suivante : Nedim Türfent, Van Yüksek Güvenlikli, Kapalı Ceza İnfaz Kurumu, Koğuş A53, Van, Turquie Elisez Nedim Türfent comme membre honoraire de votre centre. Vous trouverez des informations détaillées sur la manière de faire campagne pour des membres honoraires dans le manuel du Comité des écrivains en prison de PEN International, disponible en anglais ici. Nous encourageons également les centres à lui envoyer des livres et des magazines. Complément d’information Nedim Türfent, rédacteur en chef et journaliste à l’agence de presse pro-kurde Dicle News Agency (DİHA), a été arrêté le 12 mai 2016 après avoir couvert des affrontements entre l’armée turque et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le sud-est de la Turquie, à majorité kurde. Il avait notamment reçu le prestigieux prix de journalisme Musa Anter pour son récit couvrant une opération militaire dans la ville kurde de Yüksekova, où un groupe de soldats aurait menotté et épinglé 50 villageois, face contre terre, criant des insultes telles que « vous serez témoin du pouvoir du Turc. » Nedim Türfent a passé près de deux ans en isolement, au cours duquel il a été transféré dans de nombreuses prisons. Dans une lettre adressée aux journalistes turcs et datée du 8 mai 2017, il déclaré être détenu dans des conditions effroyables, dans une cellule de quatre mètres de long, où il était privé de télévision, radio, livres et journaux, et contraint de lire « le dos de boites de détergent » pour passer le temps. Selon l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus de l’ONU, l’isolement prolongé équivaut à la torture ou à d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et ne doit être infligé en aucun cas. Nedim Türfent a été officiellement inculpé d ’« appartenance à une organisation terroriste » et de « propagande terroriste » 10 mois après son arrestation. Parmi les raisons énumérées dans l’acte d’accusation figurent ses messages sur les réseaux sociaux, ses reportages et 20 témoignages dissimulés. La première audience s’est tenue à Hakkari le 14 juin 2017, à quelque 200 km de Van où il était détenu. Il s’est vu refuser le droit de comparaître physiquement devant le tribunal sept fois et a du témoigner via le système de conférence judiciaire SEGBİS, faisant face à de graves problèmes de connexion et d’interprétation. Sur les 20 témoins appelés, 19 se sont rétractés, affirmant que leur témoignage avait été arraché sous la torture. En dépit de preuves aussi flagrantes d’atteinte au droit à un procès équitable, Nedim Türfent a été condamné à huit ans et neuf mois d’emprisonnement pour « appartenance à une organisation terroriste » et « propagande terroriste » le 15 décembre 2017. Le 19 juin 2018, la cour d’appel régionale d’Erzurum a confirmé la condamnation de Nedim Türfent. Ses avocats ont saisi la Cour constitutionnelle turque le 3 septembre 2018. En attendant que la Cour se prononce, Nedim Türfent passe son temps à étudier le turc, l’anglais et l’allemand et à composer de la poésie. La liberté d’expression en Turquie Le contexte de liberté d’expression en Turquie continue de se dégrader à une vitesse vertigineuse. Plus de 170 journalistes et écrivains sont en prison, faisant de la Turquie le pays qui emprisonne le plus grand nombre de journalistes. Plus de 190 organes de presse et maisons d’édition, dont DİHA, ont été fermés. Bien que la situation se soit considérablement détériorée depuis la tentative de coup d’État du 15 juillet 2016, le cas de Nedim Türfent souligne l’importance des arrestations effectuées avant le coup d’État. La liberté d’expression en Turquie est sous attaque depuis longtemps et 30 journalistes croupissaient derrière les barreaux avant juillet 2016. La culture et la langue kurdes continuent d’être durement réprimées. La plupart des organes de presse kurdes ou pro-kurdes ont été fermés et des douzaines de leurs journalistes croupissent derrière les barreaux, dont la journaliste, peintre et poète Zehra Doğan. La reprise des violences depuis la fin du processus de paix entre les autorités turques et le PKK en juillet 2015 s’est soldée par des milliers de morts et de blessés. Des sites historiques et des bâtiments ont été détruits. Pendant ce temps-là, les autorités turques se sont mises à persécuter ceux appelant à la paix, dont les Universitaires pour la Paix, un groupe hétérogène ayant signé en janvier 2016 une déclaration appelant à la paix dans le sud-est de la Turquie. Certains de ses membres ont été condamnés pour diffusion de propagande terroriste, d’autres sont dans l’attente de leur procès. Pour plus d’informations sur la liberté d’expression en Turquie, cliquez ici.

Extrait de poésie Nedim Türfent a déclaré à ses avocats : « J’essaie d’utiliser mon temps en prison et de rendre cette période aussi colorée et vivante que possible. Pour ce faire, je mets quelques mots ensemble. » Voici un extrait de sa poésie, traduit en anglais : Your heart has become the earth let it give elixir into the veins bring fertility to the soil from the springs behind the mountain Qaf. let the benevolence of the crops be the silver key to life. let your heart soothe the farmer the peasant the day laborer the distressed let it massage the broken wings of birds with ointments let it grant refuge to the ants, working collectively, in solidarity let heart fill with generosity giving butterflies an extra day of life let it be a lifeline like the womb let your heart be crystal clear as clear as water let it give life to the lifeless. Traduction de Barış Altıntaş, Media and Law Studies Association (MSLA). Publiee pour la première fois ici. Si vous souhaitez traduire la poésie de Nedim Türfent, veuillez contacter Aurelia.dondo@pen-international.org. Pour plus d’information veuillez contacter Aurélia Dondo à PEN International, Koops Mill, 162-164 Abbey Street, Londres, SE1 2AN, UK Tél. : +44 (0) 20 7405 0338, e-mail : Aurelia.dondo@pen-international.org

AZERBAIJAN

Harassment of writer must end PEN International, 19/12/18

The Azerbaijani Azerbaijan : authorities must stop their harassment of writer, poet and playwright Akram Aylisli, PEN International said today, as the renowned Azerbaijani author is once again prevented from attending an international literary event in Switzerland in January 2019. Eighty-one year old Akram Aylisli is facing up to three years in prison on trumped-up charges and is subjected to a travel ban. Akram Aylisli was a popular writer in Azerbaijan until the publication in 2012 of his novel Stone Dreams, on the Armenian-Azerbaijani conflict, made him the target of the Azerbaijani authorities. He was detained on 30 March 2016 at Heydar Aliyev airport in Azerbaijan’s capital Baku, as he attempted to travel to Italy where he was due to speak at a literary festival. He was subsequently accused of creating a public disturbance and assaulting a border official, which he denies. Akram Aylisli was charged with hooliganism under Article 221.1 of Azerbaijan’s Criminal Code on 6 April 2016. Charges were upgraded to resisting the authorities with violence under Article 315.1 of the Criminal Code on 22 April 2016. This came after he wrote a letter to Azerbaijan’s President Ilham Aliyev, suggesting that it was absurd that a 78-year-old man could assault a young border control guard, and asking for charges against him to be dropped. Two and half years later, he is yet to be tried and he risks up to three years in prison if convicted. ‘This ludicrous case against Akram Aylisli has been ongoing for nearly three years. His persecution is another stark example of how the Azerbaijani authorities intimidate and harass critical voices. Justice delayed is justice denied. These farcical charges against him must be dropped immediately’ said Carles Torner, Executive Director of PEN International. According to Akram Aylisli’s lawyer, the alleged incident qualifies as a minor offence and as such, the preliminary investigation should have been concluded within nine months, in line with Article 218.10.2 of Azerbaijan’s Code of Criminal Procedure. Shortly after being detained, Akram Aylisli signed a document compelling him to remain in Baku, thereby subjecting to a local and international travel ban. Since then, he has been unable to attend scores of cultural and literary events and to promote his books, including his latest opus Farewell, Aylis, published in the US on 21 November 2018. As part of the investigation, the Prosecutor General’s office confiscated Akram Aylisli’s identity documents, which prevents him from accessing health care services. According to his family, he is in poor health and in need of medical care. ‘Following reports that Akram Aylisli requires medical attention, we further call on Azerbaijan’s authorities to immediately grant Akram Aylisli the medical care that he needs, including by allowing him to travel abroad to seek medical treatment’, added Carles Torner.

Additional information Akram Aylisli was one of Azerbaijan’s most prominent writer, having been awarded the official title of People’s Writer, as well as two of the highest state awards, the Shokrat and Istiglal medals. Following the publication of his novel Stone Dreams, which tackled the issue of Azerbaijani-Armenian relations and included depictions of pogroms allegedly carried out by Azerbaijanis against Armenians in 1990, Akram Aylisli was stripped of his People’s Writer title and his presidential pension. His books were burnt and a politician from a pro-government party offered a US$13,000 reward to anyone who cut off one of his ears. His wife and son were both dismissed from their jobs. He was branded an apostate, expelled from the Union of Azerbaijani Writers while people organised rallies against him. His books were withdrawn from school curriculum and his plays were banned. At the same time, members of the Azerbaijani parliament discussed whether he should be expelled from Azerbaijan and his citizenship repealed, as well as whether he should undergo a DNA test to see if he is ethnically Armenian. The persecution of critical voices in Azerbaijan continues unabated. The challenges they face are severe and frequent and include death threats, surveillance, politically-motivated arrests on spurious charges, extended pre-trial detentions and custodial sentences. Currently, dozens of journalists and activists are behind bars for exercising their right to free expression. There is a clear pattern of the Azerbaijani authorities using charges of drugs or firearms possession, ‘hooliganism’ or tax evasion to arrest and imprison writers and journalists who criticise the authorities. They continue to arbitrarily arrest individuals for engaging in dissent and release them as a mechanism of control. Released political prisoners are commonly unable to return to their previous work and political activities. Many have not had convictions quashed, are under surveillance, face travel bans and ongoing harassment. Akram Aylisli was nominated for the Nobel Peace Prize in 2014.

For further details contact Aurélia Dondo at PEN International, Koops Mill, 162-164 Abbey Street, London, SE1 2AN, UK Tel : +44 (0) 20 7405 0338 Fax +44 (0) 20 7405 0339 e-mail : Aurelia.dondo@pen-international.org Galal El-Behairy’s sentence ratified 300 days since arrest

Dear all,

Hope you’re well.

We have now received some news concerning Galal’s case. On July 31st poet Galal El-Behairy was sentenced to 3 years in prison and 10 000 L.E. fine in the Military Court in Cairo, for insulting the military and spreading false news, because of his poetry.

Now the sentence has been ratified, which means that the lawyer could finally appeal, and he has now done that. After the ratification, Galal was relocated from Tora to Wadi el-Natrun prison in Alexandria. From there he travels to Cairo every 45 days because of the other case in the civilian court, to hear the decision concerning the advance of the case for the next 45 days period. So far nothing has happened with that case, and the group is still waiting imprisoned, for the process to start.

Tomorrow December 28th will be 300 days since Galal was arrested. In case you would like to support Galal on social media by posting something, I attached one pic (by me) from Finnish PEN 90 yo celebration in November 2018 in Helsinki, for all of us to use.

Galal wrote a new poem in prison, and we have shared it last week on Ramy’s website : https://www.ramyessamvoice.com/news... The poem is only in Arabic. Please share !

Don’t hesitate to contact me in case you have any questions, or ideas for next steps.

Great big thanks from Helsinki to you all for your work and support, from both Ramy and I.

Best regards, Sanni

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