ACtiON DE NOS COMITÉS

Découvrez les comités du PEN CLUB Français.

COMITÉ DES ÉCRIVAINS POUR LA PAIX

C’est à la sortie de la guerre, en 1921, que le PEN International a été fondé par des écrivains, afin de promouvoir la paix et de protéger les écrivains et intellectuels mis en danger par les conflits dans le monde. Le Comité des Écrivains pour la Paix puise donc son essence même dans les valeurs fondamentales et fondatrices de l’organisation.

Comité permanent du PEN Club, il a pour but d’organiser des rencontres favorisant l’entente et le dialogue entre les écrivains de différentes régions en conflit et de promouvoir, à travers d’autres activités, les idéaux de la Charte du PEN.

Le Comité exprime sa profonde inquiétude concernant la montée des politiques populistes d’exclusion qui érodent l’État de droit et la protection des droits des minorités. Les fondations de la démocratie sont menacées dans de nombreux pays.
Inciter les gouvernements et leurs leaders à respecter l’État de droit, les droits humains et le droit à la liberté d’expression est la mission principale du Comité.

Condamner le terrorisme, qu’il soit individuel ou exercé par un État, pour permettre le libre développement de la société et de l’individu est le seul moyen d’atteindre une paix durable.
Le PEN doit combattre de manière toujours plus énergique les menaces contre la paix et la sécurité internationales et renforcer la fraternité d’esprit qui l’anime.

Nous devons nous unir dans un même but, celui de promouvoir l’égalité, le dialogue et le respect de la dignité humaine.

Emmanuel Pierrat,
Président du Comité des Ecrivains pour la Paix

Philippe Bouret,
Vice-président

COMITÉ POUR LES ÉCRIVAIN·E·S EN DANGER

Ce comité est au cœur des préoccupations du PEN Club. Trop de nos ami·e·s, de nos collègues, de nos confrères et consœurs, trop d’écrivain·e·s sont persécuté·e·s dans le monde entier. En fait, peu de pays laissent la libre expression circuler et nous devons toujours nous interroger sur la réelle possibilité de penser et d’écrire, de parler et de partager sa conviction ou sa pensée poétique, et ceci dans n’importe quel pays du monde.

Attention, rien n’est jamais sûr, rien n’est jamais acquis !

Le premier rôle du Comité des Ecrivain·e·s en Danger est donc une veille permanente pour débusquer toute tentative d’atteinte à la liberté d’expression. Dénoncer ces atteintes est le premier pas pour construire un rempart pour la liberté des écrivain·e·s.

Nous défendons, certes avec des moyens limités, mais avec force et conviction, tout·e écrivain·e qui est persécuté·e pour ce qu’il ou elle écrit, publie, pense, clame haut et fort. Défendre la liberté est la base de notre travail. Mais il ne faut pas confondre liberté et démagogie. Nous défendons les valeurs de la laïcité, de la démocratie, d’une justesse sociale ; nous ne défendons pas le principe d’une liberté absolue qui permettrait d’appeler à la haine religieuse, sociétale ou politique.

Le Comité des Ecrivain·e·s en Danger organise de multiples événements : des lectures, des conférences et des rencontres. Nous écrivons des textes publiés dans des journaux, dans des revues. Nous lisons à voix haute sur les marchés, dans la rue, dans les salles de spectacle, les textes des écrivain·e·s qui n’en ont pas la possibilité.

Ne jamais oublier les noms des écrivain·e·s en prison, en exil, dans une pauvreté telle qu’aucune écriture ne soit plus possible. Toujours les nommer. Nommer, nous, écrivain·e·s le savons peut-être un peu mieux que d’autres, nommer est donner vie, nommer est créer, nommer est mettre en sécurité. L’écrivain·e ainsi nommé·e ne peut pas tomber dans l’oubli. Que les dictateur·rice·s du monde se détrompent, la parole libre est plus forte que les murs, on ne peut pas l’étouffer.

Nous ne nous tairons jamais.

Andréas Becker,
Président du comité des Ecrivain·e·s en Danger

Patrick Tudoret,
Vice-président

COMITÉ POUR LA DIVERSITÉ LINGUISTIQUE

Composé de Fulvio Caccia, Malick Diarra et Philippe Pujas, ce comité du PEN Club s’inscrit dans le cadre des comités internationaux du réseau international du PEN Club. S’adossant à la Déclaration de Gérone, de Québec sur le droit des traducteurs littéraire et sur le Protocole de Donostia, le comité pour la diversité et les droits linguistiques entend décliner la défense et l’illustration de la liberté d’expression sous l’angle des langues minoritaires en défendant leurs droits linguistiques mais plus encore leur dialogue avec les grandes langues véhiculaires.

Souvent réduites à leur statut minoritaire ou à leurs dimensions nationalistes ou conservatrices, ces langues minoritaires et les écrivains qui les pratiquent peinent souvent à trouver la place qui leur revient dans le périmètre national. Mais aujourd’hui c’est la question de leur modernité qui se repose désormais dans l’espace public mondialisé.

Entre les replis identitaires et les polarisations d’une world literature tentée par le divertissement et l’exotisme, s’ouvre une brèche qu’il convient d’explorer pour permettre à ces langues de contribuer au développement d’une société civile plurielle au-delà du discours creux sur le dialogue interculturel. C’est pourquoi le comité entreprendra toute action (colloques, conférences, articles, analyse, partenariats…) pour explorer ces différences, les mettre en contradiction sans se focaliser uniquement sur le Droit.

Car si le droit c’est bien, la diversité culturelle et linguistique, c’est mieux !

COMITÉ POUR LES FEMMES ÉCRIVAINS

Dans le cadre de l’éthique du PEN Club français qui, résolument, travaille à préserver et à favoriser la liberté d’expression pour tous et, principalement, pour les écrivains et les journalistes en France, en Europe et dans tous les pays du monde, particulièrement ceux dirigés par des autocrates parfois sanguinaires, le Comité des femmes se penche sur les cas trop présents, trop lourds de femmes créatrices qui sont, le plus souvent de par leur genre même, non écoutées, discriminées, déplacées, emprisonnées.

En effet, si les autorités ou certains groupes de personnes très nationalistes, très rétrogrades refusent indifféremment à des créateurs le droit à la parole et même parfois le droit à la vie, les femmes sont encore et depuis trop longtemps considérées comme des minorités parfois insignifiantes. Tous les domaines de la connaissance ne leur sont pas ouverts dans de nombreux pays.

Le comité des femmes travaille donc pour et avec de nombreuses organisations de femmes fières de leur liberté de par le monde, afin de promouvoir la création de toutes, la libre expression de leur pensée et de leur corps, pour elles et pour les minorités dont elles se sentent solidaires.

Jeanine Baude,
Présidente du comité des femmes du PEN Club français

Linda Maria Baros
Vice-présidente

COMITÉ DE LIAISON HISPANOPHONE

Le domaine hispanophone est vatse, étant donné son étendue géopolitique, littéraire et historique. De fait, le PEN Club français a créé un comité dédié aux territoires qui le constituent.

Le plurilinguisme, cher à la langue espagnole et française d’aujourd’hui, est au cœur de nos activités car la littérature est sans frontières. Il est commun à tous les pays d’Amérique du Sud, Centrale et à l’Espagne. De fait, il constitue un trait d’union entre le continent européen et américain, quelle que soit la situation actuelle de chaque pays.

Moult activités sont organisées en France pour que rayonne, au-delà des divergences historiques, l’extrême richesse et la diversité des ces langues, et ce dans tous les genres (théâtre, poésie, littérature, journalisme), créant ainsi des rencontres inédites.

C’est bel et bien le projet de liaison qui structure les présentations éditoriales d’auteur·e·s hispanophones, les projets de traduction, et les rencontres professionnelles et artistiques entre les langues espagnoles et le français. Toujours dans le but d’élargir le champ de la liberté d’expression pour enrichir humanité et son corollaire : la paix.

David Ferré

COMITÉ FRANCOPHONIE

En 1880, l’écrivain et géographe social, Onésime Reclus publiait “l’homme et la terre” où il évoquait le lien intime qui rattachait les uns aux autres et l’ambiance dans laquelle les événements de l’histoire s’accomplissaient, en harmonie avec l’évolution de la planète. Ce fut le cadre des premiers balbutiements du concept de la “Francophonie”.

Comme un instrument qui a beaucoup servi, comme un outil qui est maintes fois allé à la tâche, la langue française se prête parfaitement aux circonvolutions de l’esprit humain car elle prend du grec sa concision et du latin sa précision.

Une conception humaniste et universelle de l’usage de la langue française est portée par la démocratie et la liberté d’expression. Les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité ont traversé le temps et l’espace pour conquérir des peuples aux origines diverses mais qui auront en commun la langue française et tous les possibles qu’elle offre. Dans l’histoire de l’Europe, le français va remplacer le latin dans la diplomatie et devient la langue des traités et des lettres officielles et la langue d’échange entre nobles. Le Vatican est d’ailleurs le seul état d’Europe à avoir conservé cette tradiction linguistique.

Avec la Révolution, elle devient la langue de la liberté, de l’égalité et de la fraternité car, comme dira Léopold Senghor, la France écrira “la liberté sur la première page de ses monuments”.

En 1961, un mouvement de l’association des universités partiellement ou entièrement de langue française ravivait à Montréal, la flamme de cette langue en lui donnant un souffle et une verdure pour son rayonnement dans le monde.

Puis, d’habiles artisans de la “Culture de l’Universel”, André Malraux, Hamami Diori, Habib Bougiba, Nodorom Sihanouk, et Léopold Sédar Senghor prenant le relais au Niger en 1969, décidaient de créer un vaste espace de coopération pour donner sens aux nouveaux termes de l’échange et des rapports humains.

Senghor définissait cette fondation réunissant le France et les anciens pays colonisés, comme une communauté de desseins et de destins. Il ajoutait sa volonté de privilégier l’esprit de la francité et le non alignement coopératif pour nourrir les principes de réciprocité.

Aux anciennes colonies, l’institution ajoutera tous les pays où le français est parlé comme langue de culture ou comme deuxième langue officielle.

L’Organisation Internationale de la Francophonie rassemble donc tous les locuteurs qui utilisent en commun la langue française comme un lien de communication, tous les hommes et toutes les femmes pour qui le français est un pont entre des peuples de cultures diverses, un vecteur pour l’enseignement, le commerce et l’administration.

Elle compte en 2018, près de 300 millions de personnes soit quatre pour cent de la population mondiale.

Face au caractère dérisoire des chiffres, s’érige le rôle fondamental que joue cette langue charnière pour des peuples n’ayant pas les mêmes histoires, ni les mêmes structures socio-linguistiques, ainsi, la francophonie dans l’esprit devrait servir d’espace de contruction et de développement des peuples.

S’appuyant sur les valeurs de la culture, des libertés fondamentales, de la démocratie, du développement et de la paix, valeurs intrinsèques à la langue française, les états membres s’engageaient librement à bâtir cette communauté d’intérêts à visage humain.

Quarante neuf ans après, que peut-on constater de cet outil par rapport à son évolution, à la circulation des hommes et des œuvres, à l’édition, à la diffusion, à l’accès aux nouvelles technologies et à la réciprocité dans l’espace francophone monde ?

L’intégration dans l’espace francophone a-t-elle atteint l’issue espérée cinquante ans plus tôt ?

Ce comité essayera de réflechir à cette coopération et de trouver par quels voies et moyens, la francophonie pourra aller plus loin dans les échanges et comment cet espace sera plus ouvert, tout en restant divers.

Malick Diarra,
Vice-pésident du PEN Club français chargé de la francophonie