TRIBUNE. “Mon procès est pour très bientôt : le 14 février, jour de la Saint-Valentin”, écrit la romancière turque à ses amis, dans une lettre traduite ici par Cécile Oumhani, qui est membre du PEN français et du Parlement des Écrivaines Francophones.

Le procès d’Asli Erdogan reprend le 14 février prochain. L’écrivaine, éprouvée par une récente campagne de lynchage médiatique et des menaces de mort, a dû bénéficier encore il y a seulement quelques jours d’une importante protection policière, alors qu’elle se trouvait à Genève. En effet le Grand Théâtre de Genève a chargé Luk Perceval, metteur en scène belge, de revisiter « l’Enlèvement au sérail ». Il a fait appel à Asli Erdogan pour remplacer un livret désuet par des textes contemporains, des extraits de son livre « le Mandarin miraculeux ». 

« Quelle belle réponse aux orientalistes que de me donner ainsi la parole ! », me disait-elle tout à l’heure au téléphone. Pourtant rien n’est facile pour elle, ni devoir vivre sous la menace, ni attendre un procès, dont elle ressent profondément qu’il est une attaque directe contre son œuvre d’écrivaine, comme elle l’explique ci-dessous. Je traduis avec son accord le courriel adressé ce jour à plusieurs amis et collègues. Cécile Oumhani.

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