Le comité de la paix est le produit de la guerre froide, et de la volonté d’établir un pont entre l’est et l’ouest. Avec les bouleversements des politiques mondiales, il a gardé l’idée du dialogue pour la paix, et l’applique aux situations de conflits où il fait entendre son plaidoyer pour le dialogue.

Le comité est né en 1984, d’une idée du Pen slovène, qui le porte depuis avec une opiniâtreté remarquable. La Slovénie, alors partie de la Yougoslavie, était en position idéale : à la frontière des pays dits occidentaux, elle appartenait à un pays qui, bien que communiste, s’était dégagé du bloc soviétique, et pouvait être considéré comme neutre. Un congrès important des Pen clubs s’y est tenu en 1965, à Bled, village au bord du lac du même nom, et c’est un peu moins de vingt ans plus tard qu’est née l’idée d’un comité de la paix. Depuis, ce comité se réunit chaque année au printemps à Bled, porteur d’une philosophie du dialogue comme instrument de paix. Il a œuvré pour les échanges entre Israéliens et Palestiniens, entre Kurdes et Turcs, entre Russes et Ukrainiens. Il exerce une veille sur les conflits qui secouent le monde, et fait entendre la voix de paix qui était celles des fondateurs des Pen clubs au sortir de la Grande Guerre.

Un champ s’est ouvert à lui : les tensions nées des passions identitaires, dont les manifestations extrêmes font peser des menaces sur la paix internationale et à l’intérieur même des nations.

Le Comité de défense des écrivains opprimés a en charge et pour mission de défendre la cause des auteurs de tout mode d’expression et tout pays là où ils sont opprimés et en danger, ainsi que d’informer et d’alerter sur les situations dont il a connaissance. Cette mission s’effectue en concordance avec les autres Pen Clubs nationaux.

À cette mission de défense et protection peut s’ajouter une mission de promotion de nouvelles libertés d’expression y compris dans les pays d’Etat de Droit, où d’autres facteurs que politiques peuvent affecter la vie des idées et des formes.

Force portante : l’extrême contemporain au féminin.

Missions : promouvoir la littérature féminine à travers des manifestations littéraires ainsi que des publications et combattre toute forme de minorisation, de discrimination ou d’emmurement.

Mécanismes : puiser à même la source l’énergie de la parole créatrice féminine, dans toute sa diversité linguistique ou géographique, et la soutenir pour qu’elle retentisse en nous. Et, lorsque les bielles de l’obscurité se mettent en marche, se lever et prendre position.

Une cartographie mondiale des langues disparaissantes et surgissantes.

Ce comité pour la Traduction et la Diversité linguistique (2021) met en œuvre un projet structurel qui consiste en l’élaboration d’une cartographie mondiale sur les langues disparaissantes et surgissantes. En effet, de nombreuses langues disparaissent au cours de l’histoire et d’autres, suite à des interventions politiques, sociales, littéraires, resurgissent.

Le comité propose moins d’être interventionniste que dans la construction d’un outil, dans une logique historique, pédagogique, culturelle et politique. Cette cartographie, fragmentée en blocs géopoétiques, permettra d’identifier les territoires linguistiques, mais surtout des traductrices et des traducteurs qui précisément pourront agir en mode de relais éditoriaux mais aussi de transmission et de formation.

Pour cela, il est nécessaire de réaliser un travail de terrain et de méthodologie, dans le but de créer un outil de repérage pérenne, en collaboration avec les PEN club du monde entier.

Des écoles françaises, technologiques ou artistiques, seront associées à ce travail de nature transversale. La diffusion de cet outil collaboratif s’appuiera sur des structures existantes.

La francophonie est un dessein commun fondé sur le dialogue des peuples, des cultures et des civilisations, la promotion de la diversité sous toutes ses formes. La francophonie est enfin le partage d’une langue et de  valeurs communes. Elle est soutien  au développement des langues autochtones  dans l’espace francophone.

Le domaine hispanophone est vaste, étant donné son étendue géopolitique, littéraire et historique. De fait, le P.E.N club français a créé un comité dédié aux territoires qui le constituent.

Le plurilinguisme, cher à la langue espagnole et française d’aujourd’hui, est au cœur de nos activités car la littérature est sans frontières. Il est commun à tous les pays d’Amérique du sud, Centrale et à l’Espagne. De fait, il constitue un trait d’union entre le continent européen et américain, quelle que soit la situation actuelle de chaque pays. Cette année 2021 sera celle du jumelage avec le PEN chilien.

Moult activités sont organisées en France pour que rayonnent, au-delà des divergences historiques, l’extrême richesse et la diversité de ces langues, et ce dans tous les genres (théâtre, poésie, littérature, journalisme), créant ainsi des rencontres inédites.

C’est bel et bien le projet de liaison qui structure les présentations éditoriales d’auteur.e.s hispanophones, les projets de traduction, et les rencontres professionnelles et artistiques entre les langues espagnoles et le français. Toujours dans le but d’élargir le champ de la liberté d’expression pour enrichir notre humanité et son corollaire : la paix et la connaissance.